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vendredi 29 juin 2012

PIE XII : IL IRA TOUT DROIT AU PARADIS


Demande, demande-lui.

— Reste sur la croix, ma fille. Retourne à ton martyre. Demande, insiste auprès de mon bien-aimé et saint Patriarche afin qu’il communique au Pape [Pie XII], au connaisseur des divins mystères, que Jésus le garde toujours dans son divin Cœur. Il est le grand savant de la vie de Dieu. Il est l’inégalable connaisseur de la vie de Dieu dans les âmes. Je lui ai déjà promis, et je le lui promets une fois encore : il ira tout droit au Ciel. Il passera de cet exil directement au Paradis. Dis-lui que c’est Jésus qui lui demande de parler, de parler souvent, même très souvent à l’humanité tout entière. À chaque fois qu’il parle, c’est Moi qui parle. Tout ce qu’il veut et exige, c’est Moi qui le veut et qui l’exige. Qu’il demande de la prière, beaucoup de prière, beaucoup de pénitence. Qu’il demande que l’on mène une nouvelle vie, une vie de pureté. Qu’il demande afin qu’il y ait dans le monde des âmes, beaucoup d’âmes-victimes vivent au milieu du monde, des âmes vraiment victimes et prêtes à réparer les crimes et apaiser la justice du Seigneur. Courage ! Courage ! Reste toujours joyeuse sur ta croix, toujours sur ta croix.

Sentiments de l’âme, 16 janvier 1953 – vendredi.

lundi 4 juillet 2011

NE VOYEZ-VOUS PLUS MES MISÈRES ?

Tu ne refuses rien…

― Oh! Ma fille, combien grand est pour toi l’amour de ton Jésus ! Jésus a donné à sa benjamine toute la richesse de son Cœur. Jésus a donné à la petite folle de l’Eucharistie tout ce feu divin qui l’embrase. Jésus est beau et Il a transformé en beauté le cœur et l’âme de son épouse. Si seulement le monde connaissait la beauté et la richesse de l’aimée de Jésus, il plierait le genou en la voyant. Jésus la recouvre complètement de la grâce divine, la remplit des richesses du Ciel.
― Oh ! mon Jésus, moi qui suis si méchante, comment est-il possible que Vous Vous soyez épris de moi ? Ne voyez-Vous plus mes misères ? Avez-Vous oublié combien je Vous ai offensé ?
― Jésus a tout oublié, y compris les péchés du monde, comme le Lui demande sa bien-aimée. Combien sublimes sont tes désirs, ma fille, mon épouse bien-aimée ! Au regard de tes désirs, devant tant de compassion, il faut que Jésus pardonne aux pécheurs.
― Oui, mon Jésus, je désire que Vous pardonniez, je désire que Vous oubliiez les offenses : ce sont Vos enfants. Considérant qu’il Vous ont coûté le prix de votre Sang, je ne peux refuser aucun sacrifice pour eux.
― Non, ma fille, tu ne refuses rien, et moi j’accepte tout. Ta récompense est prête et ta couronne assemblée ; les anges la tiennent en main pour la poser sur ta tête, ils en manifestent le désir, ils veulent descendre pour la poser sur ta tête.
― Oh ! mon Jésus, moi, j’ai hâte de voler vers Vous. J’ai envie de quitter ce monde que je méprise tant !
― Tu ne tarderas pas à le quitter ; beaucoup te verront partir avec nostalgie. Dis à ton Père spirituel qu’il est tout entier dans mon Cœur ; dis-lui que Jésus te l’a dit. Il est le maître, il est le guide, il est toujours le Directeur et le Père spirituel de ton âme. Dis-lui qu’il prenne à la lettre tout ce que j’ai dit jusqu’ici. Dis, ma fille, dis à ton médecin que mon Amour divin et ma divine grâce le recouvrent. Dis-lui que je le soutiens, dis-lui que je garde tous ses enfants : ils sont pour Moi, le Ciel leur appartient. Reçois maintenant les caresses de ma Mère bien-aimée qui est aussi la tienne ; reçois aussi les caresses de Jésus.
― Merci Jésus ! Merci, ma petite Maman !
Alexandrina Maria da Costa : Sentiments de l’âme du 6 février 1943

samedi 7 juin 2008

LETTRE A ALEXANDRINA DA COSTA

Quelque part, le 3 mars 2008

Chère Alexandrina,

Quand je lis tes écrits, ton “Journal spirituel”, il me vient une grande envie de t’imiter, mais je me rends compte que je suis bien loin, trop loin de toi, pour vraiment pouvoir chercher à t’imiter.
Mon quotidien n’est qu’une rivière remplie de détritus, d’immondices, de péché : ma misère est plus grande que moi et me submerge.
Que peux-tu faire pour moi ? Comment peux-tu m’aider ? N’as-tu pas pitié de moi, moi qui suis ton petit frère ?
Ô petite sœur, aide-moi ! Aide-moi à fuir le péché et l’occasion de pécher, afin que je marche vers le Seigneur comme toi qui, malgré tant de souffrances, as si bien su le faire.
Ma petite sœur, regarde comme je suis misérable et digne de pitié !
Tu as souffert pour les pécheurs les plus invétérés : est-ce que je faisais déjà partie de ce nombre ?
As-tu souffert pour moi alors que je ne te connaissais même pas ?
Je pense que oui et, je veux te remercier et mon merci ce sera donc de chercher à imiter tes vertus. Mais, même pour cela j’ai besoin de ton aide, car je suis vraiment misérable et trop faible… Ma volonté est comme une éponge : quand elle est pleine d’eau, elle est réconfortée, mais dès que l’eau s’en va, elle se dessèche et devient raide, incapable du moindre mouvement…
Ma petite sœur, je t’écris là, en ce moment… et je ne sais même pas pourquoi je le fais… mais je le fais comme si j’obéissais à une impulsion… Si c’est toi qui me l’inspire, soit remerciée et remercie pour moi le Seigneur qui se sert de toi une fois encore pour me prévenir que je dois rebrousser chemin…
Ce mot “rebrousser”, tu le connais bien : tu l’as entendu souvent de la bouche même de Jésus et toi-même tu l’as prononcé bien souvent à l’adresse de ceux de nos frères qui te visitaient…
Tu sais que je t’aime d’un amour particulier, car je ne me sens bien ― à part quelques fois où l’autre me tire par les pieds ― je ne me sens bien, disais-je, que quand je lis ou traduis tes textes ou quand je parle de toi ou écris sur toi…
Mais, ne serait-ce là encore une “façade”, un arbre qui cache une immense forêt, celle de mon âme qui est triste à en mourir, qui ne sait plus quoi faire, qui se ne sait plus “à quel saint se vouer” ?
Petite sœur du Ciel, aide-moi à vivre en Jésus, de Jésus et pour Jésus, comme toi-même tu l’as si bien fait. Aide-moi à me laver de toute cette gangue qui submerge mon âme, afin que devenu “propre”, je puisse me présenter devant le Seigneur, plein de joie et le cœur plein d’amour…
Comme toi j’ai envie de dire : “Jésus, je ne sais pas combien je vous aime, je ne sais pas comment je vous aime, mais je sais que je veux vous aimer”.
Alexandrina Maria, ma petite sœur du Ciel, prie Jésus pour moi !

Je ne signe pas, mais tu sais qui je suis...