Affichage des articles dont le libellé est Alexandrina Balasar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Alexandrina Balasar. Afficher tous les articles

mardi 11 avril 2017

AH ! SI CETTE CHAMBRE PARLAIT !

Ô, combien de choses cachait ce sourie d’Alexandrina !



Alexandrina méditait et cogitais, quand elle était seule dans sa petite chambre. Parfois, sans même s’en rendre compte, elle se posait des questions à elle-même, comme nous allons voir ci-après :

«“Ma chambre bien-aimée, témoin de tant de souffrances et d’amertumes, qu’en serait-il de moi, si un seul moment je perdais la foi et la confiance… Perdre Dieu, plus jamais voir Dieu…”
De temps à autre, même sans y penser, sans réfléchir, c’est le cri qui sort de mon âme. Ne plus jamais voir Dieu, perdre Dieu et le perdre pour toujours ! C’est ce que mon âme ressent et qui l’oblige à crier bien souvent : perdre Dieu, perdre Dieu !
“Ma pauvre âme, combien elle souffre !”» (S. 16-08-1945)

Et, c’est bien vrai : si cette petite chambre pouvait parler, encore de nos jours elle aurait beaucoup de choses à nous dire, beaucoup de révélations à faire à chacun de nous.
Combien de conversions se sont opérées là ; combien de couples se sont unis plus étroitement, quand tout semblait les séparer ; combien d’hommes y ont renoncé à leurs infidélités ; combien de guérisons (surtout spirituelles) eurent lieu dans cette chambre ; combien de prières ferventes y ont été récites et, pour terminer, combien de fois, Jésus et Marie — sans oublier les Saints, Saintes et Anges de Dieu — y sont venus visiter la “Petite malade de Balasar” !
Ah ! si cette chambre parlait !
Le jour de la fête de l’Annonciation à Marie, fut pour Alexandrina un jour terrible ! Mais, laissons-lui le soin de nous le raconter :

«Je continue de me sentir condamnée à l’enfer. Et hier, le jour de la Petite-Maman, fut bien douloureux pour moi, du point de vue souffrance. Je me sentais dans la prison infernale, et attachée avec des chaînes en fer. Le feu, les hurlements des démons, les mauvais traitements, les serpents et toutes les bêtes affligeantes m’entouraient et pénétraient tout mon être. Sans pouvoir me conformer à la perte de Dieu, je sentais un tel désespoir, qui m’obligeais à me révolter contre Dieu Lui-même, à Le maudire, aussi bien qu’à mon Ange gardien, parents et compagnons de péché et les chemins qui m’y menaient ; je me maudissais moi-même, tout le ciel et toute la terre.
Quelle horreur constante !
Je savais que je n’étais digne que de l’enfer, mais je ne pouvais pas me conformer à cette habitation ni la perte de Dieu. Je cachais avec un sourire toute cette souffrance qui n’avait rien à voir avec ce qui se passait dans mon âme. C’est pourquoi mon sourire me semblait fau, menteur, très menteur.
Oh ! triste jour de l’Assomption de la Petite-Maman du Ciel ! J’ai tout offert à Elle et à Jésus, mais le soir venu je n’avais rien à leur offrir. Je désirais tout leur offrir, mais comme je n’avais rien, j’ai demandé que pour Eux on allume une bougie.» (S. 16-08-1945)

“Je cachais avec un sourire toute cette souffrance”.
Ô, combien de choses cachait ce sourie d’Alexandrina !

(Alphonse Rocha : “ALEXANDRINA – le diable et l’enfer existent” ; Chapitre 15)

mercredi 15 février 2017

COMMENT MIEUX CONNAÎTRE ALEXANDRINA

PREMIÈRE LETTRE

R., le 30 mars 2004
anniversaire de la naissance d’Alexandrina

Mon ami,
Tu me demandes, de te parler d’Alexandrina de Balasar ou plus exactement Alexandrina Maria da Costa.
Selon ce que tu me dis, dans ta région vivent bon nombre de portugais dont une grande partie garde une foi intacte et même militante. En les côtoyant, tu aurais, toujours selon toi, entendu parler de cette personne que tu connais mal, car les renseignements que tu as sur elle sont très succincts.
Alexandrina est ce que l’on pourrait appeler “une âme d’exception” ou encore une “âme-victime” dont la mission première a été celle de veiller sur tous les tabernacles du monde, si délaissés par les fidèles qui ont un peu oublié que Jésus s’y trouve Vivant et Vrai.
Mais, mon ami, je dois te prévenir que je ne pourrai pas résumer sa vie en une seule lettre, car sa vie et son parcours spirituel sont exceptionnels : j’ai peur qu’en faisant court, tu n’apprennes pas grand’chose de sa vie et de sa spiritualité, ainsi que de sa mission au sein de l’Église.
Elle est né à Balasar, petit village du nord du Portugal, entre Braga — son diocèse — et Porto, le mercredi 30 mars 1904. Elle fut baptisée le 2 avril suivant qui était samedi saint cette année-là.
Plusieurs faits importants dans la vie d’Alexandrina se sont passés d’ailleurs pendant la semaine sainte…
Mais avant de te parler d’elle je vais rapidement te présenter sa famille : sa mère et sa sœur.

Sa mère

Maria Ana da Costa, jeune femme célibataire, issue d’une famille plutôt aisée, s’était laissée convaincre par un voisin, homme peu scrupuleux, qui lui promettait le mariage mais qui, après lui avoir fait deux enfants — Deolinda et Alexandrina — se maria avec une autre, la laissant seule élever ses deux filles.
Se sentant trompée, Maria Ana prit un autre tournant dans sa vie et est devenue un exemple pour son village. En effet, une conversion complète s’opéra en elle et les villageois l’ont vue dès lors assister non seulement aux messes dominicales mais aussi aux messes quotidiennes. Elle s’est chargée du fleurissement des autels, finissant même par avoir la clef de l’église paroissiale, pour mieux remplir sa tâche.
Ce fut alors qu’elle déménagea de Gresufes, lieu-dit à environ un kilomètre de l’Église et vint habiter un autre lieu-dit, près de l’église et qui porte un nom prédestiné : Calvaire.
Dotée d’un mâle caractère, après avoir assisté à la messe matinale, elle s’en allait dans les champs où de durs travaux l’attendaient ; elle gagnait ainsi son “pain quotidien” et de quoi nourrir ses filles auxquelles elle dispensait une éducation exemplaire, aux dires de ceux qui l’ont connue.

Deolinda

La sœur aînée d’Alexandrina, après sa scolarisation apprit le métier de couturière et confectionnait, pour les gens du village et villages voisins, des chemises, des pantalons et autres habits, ainsi que tous autres genres de travaux inhérents à la couture.
Elle était d’une extrême délicatesse et d’une grande sagesse. Sa vie durant — elle ne s’est jamais mariée — elle s’occupa de sa jeune sœur et devint même plus tard sa “secrétaire”. Le Père Mariano Pinho, premier Directeur spirituel d’Alexandrina — ainsi que de Deolinda — avoua un jour qu’il ne savait laquelle des deux était la plus sainte.

Alexandrina : premières années

Alexandrina et sa sœur, lorsque que l’âge scolaire arriva, ont été envoyées par leur mère dans la ville voisine de Póvoa de Varzim, chez des amis qui les hébergèrent pendant dix-huit mois.
Deolinda qui avait déjà quelques connaissances, y appris à lire et à écrire, et y obtint même son seul diplôme de troisième classe. Quant à Alexandrina, elle n’y appris pas grand’chose, car la nostalgie de sa mère et l’envie de revenir à Balasar finirent par avoir raison de la décision maternelle.
Dès qu’elle eut douze ans, elle accompagna sa mère dans les champs où son courage faisait l’admiration de tous : elle finit même par gagner autant que sa mère, c’est-à-dire autant qu’une grande personne.
Ce fut pendant ces temps de travaux qu’un premier incident eut lieu : elle tomba en bas d’un arbre alors qu’elle coupait des branches pour donner à manger aux vaches du propriétaire. Elle eut très mal et dût rester alitée quelques jours.
Sa mère la plaça ensuite chez un voisin, un homme exécrable et méchant qui jouera un rôle très important et déterminant dans la vie de la jeune fille.
Maria Ana lui imposa quelques obligations, dont celle de laisser Alexandrina assister à la Messe tous les dimanches.
Le cultivateur essaya de respecter cet engagement, mais il était libertin, trop libertin et, un jour, vers la fin de l’après-midi il demanda à Alexandrina de surveiller une paire de bœufs pendant que lui il allait à Póvoa de Varzim, pour une affaire, dit-il. La jeune fille accepta, bien entendu… Mais le temps passait et la peur s’installait… Ce ne fut que très tard dans la nuit que son patron est revenu un peu éméché et la gratifia dès son arrivée de quelques mots moins dignes, dont il avait l’habitude. Il venait de passer une partie de la nuit “en bonne compagnie”.
Alexandrina raconta cela à sa mère qui n’hésita pas une seule seconde à retirer sa fille de chez un homme aussi brutal et mal élevé.
La jeune fille devait avoir alors 13 ou 14 ans.
***
Mon ami, je continuerai mon exposé de cette vie extraordinaire, dans une prochaine lettre.

Ton ami dévoué.

mardi 1 décembre 2009

LA SPIRITUALIÉ D'ALEXANDRINA

Notre collaboratrice, Paulette Leblanc, vient de terminer un très intéressant travail sur la bienheureuse Alexandrina de Balasar.

Étant donné l’importance de cet écrit, nous sommes heureux de vous le faire partager. Cela se fera petit à petit, car il est assez long.

Nous serions heureux de connaître vos réactions à cette recherche sur la spiritualité de la “Petite Sainte de Balasar”.

LA SPIRITUALITÉ D'ALEXANDRINA
1904-1955


INTRODUCTION


Alexandrina Maria da Costa naquit le 30 mars 1904, un mercredi saint, à Balasar, petit village situé dans le nord du Portugal, dans le district de Porto, archidiocèse de Braga. Ce petit village semble avoir été fortement marqué par la Croix. En effet, en 1832, apparaissait, devant l’église paroissiale, une croix mystérieuse, qui fut vite protégée par une chapelle dédiée, comme il se doit, à la Sainte Croix. Cent ans plus tard, vers 1932, dans le lieu-dit Calvario (Calvaire), le Seigneur se choisissait une confidente privilégiée en la personne d’Alexandrina Maria dont la vie sera un long calvaire.

Nous savons qu'Alexandrina fit très peu d'études, et qu'à l'âge de neuf ans elle travaillait déjà dans les champs, avant d'être placée comme aide-ménagère. Vers l'âge de douze ans Alexandrina, déjà très malade recevait les derniers sacrements. Le jour du Samedi Saint 1918, tandis qu'avec sa sœur et une amie elle faisait de la couture, afin d'éviter la violence de trois hommes qui étaient entrés dans la maison, Alexandrina sauta par la fenêtre du premier étage. Cette chute occasionna une paralysie progressive. En 1925 elle s'alitait définitivement.

Alexandrina pria beaucoup pour sa guérison, mais le Seigneur avait sur elle d'autres vues. Vers 1930 elle s'offrait à Dieu, en victime, pour le salut des âmes. En 1932 elle composa un hymne en l'honneur des tabernacles. C'est à cette époque que les premiers phénomènes mystiques apparurent.

Si nous avons rappelé ici, dans cette courte introduction, les premiers évènements marquants de la vie d'Alexandrina, c'est que nous voulons montrer qu'il est impossible de comprendre la spiritualité d'Alexandrina sans se référer à chaque instant, à la Croix de Jésus. Toute la vie d'Alexandrina, toute sa spiritualité, toutes ses vertus sont fondées sur la Croix du Seigneur.

NOTA: Les textes en italique sont extraits soit de ses écrits autobiographiques soit de ses lettres, notamment au Père Pinho, Jésuite, ou au Père Umberto Maria Pasquale, salésien.

Paulette Leblanc

vendredi 27 février 2009

TENEBRES A GETHSEMANI

Le péché éloignait de moi le Ciel


Les ténèbres à Gethsémani étaient accablantes. Toutes les souffrances étaient épouvantables. Les péchés du monde étaient le pressoir le plus dur qui serrait mon cœur et le vôtre. C’était le péché, seulement le péché qui causait toutes ces souffrances ; c’était le péché qui éloignait de moi le Ciel, me laissant dans plus grand abandon, m’obligeait à suer du sang. Ce fut le péché, uniquement le péché, qui fut le bourreau de toute votre Passion. Combien je vous dois, mon bon Jésus, d’avoir souffert pour moi et de m’associer à vous !
Je ne pouvais déjà plus résister, mais votre divine voix m’a dit tout bas :
― “Tu as, mas fille, toujours devant tes yeux, l’amour de ton Jésus!”
O mon Amour, je sens disparaître de jour en jour, à chaque moment, les forces de mon corps et de mon âme ! Ce n’est qu’en vous ayant crucifié en moi que je pourrai vaincre. Je ne vis déjà plus, car tout en moi est mort.
J’ai été flagellée et couronnée d’épines, puis je me suis reposée dans votre divin Cœur ; je le serrais très fort contre le mien : m’y accrocher pour toujours et ne jamais m’en séparer était mon plus grand désir. Il y eut de courts moments ou vos avez laisser tomber votre grâce sur moi et quelques rayons de votre Amour ont réchauffé mon cœur.
Quand je me suis reposée auprès de la Petite Maman du Ciel, ses très saintes lèvres s’unissaient aux miennes pendant tout le temps de mon repos. Ce ne sont pas là des consolations, mon Jésus, vous savez bien que tout cela a disparu pour moi, ce sont des aides que vous me procurez, sans lesquelles ma crucifixion serait impossible.
Je suis partie vers le calvaire : à chaque pas je tombais à terre, presque mourante. Lorsque j’ai été clouée en croix, comme des fontaines le sang coulait de mes plaies. Les insultes que j’entendais tailladaient tout mon corps. La souffrance faisait battre tellement mon cœur que j’avais l’impression que ma poitrine allait s’ouvrir. Vous appeler au secours, crier vers le Ciel, tout cela était inutile. Autour de moi tout était ténèbres et abandon, seul me restait une agonie mortelle.
O mon Jésus, la crucifixion est terminée, la nuit est déjà bien avancée et, en haut du calvaire je reste les bras ouverts, clouée à la croix, dans la nuit la plus triste, en criant toujours : “O Ciel, ô Ciel, ô Ciel, pourquoi m’as-tu abandonnée ? O terre qui me méprises et me haïs !”
Mon cri se perd dans un monde d’abandon ; l’écho de ma voix se perds dans un monde sans fin. Je suis seule, Jésus, je tremble à cause du froid et de la faim. Je suis aveugle, j’ai perdu la lumière. Le monde n’existe-t-il plus, mon Amour ? Ce ne sont que ténèbres et aveuglement. Ajouter, mon Jésus, à cette vie pénible, la douleur que me cause le départ de mon Père spirituel. Jésus, Jésus, permettez tout, sauf le scandale ; je ne veux pas que vous soyez offensé et bien encore moins dans ce qui me concerne. Pardonnez à tous, pardonnez-moi aussi et accordez-moi votre bénédiction, Jésus.
Sentimentos da alma, 27 février 1942

lundi 13 octobre 2008

LETTRE A JESUS

Je suis ta plus indigne fille

Balasar, le 19 février 1942.
Mon bon Jésus,
Je sens mon cœur tailladé par la douleur. Aurez-Vous encore d’autres coups à me porter ? Que votre volonté soit faite. Clouée sur la croix avec Vous, saignant et dans la plus grande agonie, je me vois et je me sens abandonnée. Je ne peux pas vivre dans le monde, j’ai peur.
Jésus, venez vite, venez, emportez-moi au Ciel. Les hommes tente d’écarter de moi, de m’arracher pour toujours ce qui me procurait quelque soulagement, qui pouvait me réconforter. Ils m’ont pris mon Père spirituel, ils lui ont interdit de m’écrire et à moi de ne plus lui envoyer de lettres. Je suis seule au milieu de la tempête et celle-ci ne se calme pas.
Je vous ouvre mon pauvre cœur, Vous seul savez y lire ce qu’y est écrit avec douleur et sang ; Vous seul comprenez et pouvez évaluer ma souffrance. Le monde l’ignore, les hommes n’y comprennent rien. Laissez-moi Vous dire ce que Vous avez dit à votre Père Éternel :
“Pardonnez-leur, mon Jésus, car ils ne savent pas ce qu’ils font !” Ils sont aveugles, il leur manque votre divine lumière : éclairez-les tous et donnez à tous votre amour.
Ô Jésus, tous mes pressentiments se sont avérés exactes. Pourront-ils encore m’interdire de vous recevoir sacramentellement ? Pauvre de moi, cela serait le coup qui m’ôterait la vie, si Vous avec votre divin pouvoir ne me conservez pas la Communion.
Qu’ils disent ce qu’ils voudront, qu’ils fassent ce qui leurs plaira, ce qu’ils ne m’ôteront jamais c’est cette union avec Vous.
Me priver de Jésus sacramentel, oui, je ne doute pas qu’ils le fassent ; ôter de mon cœur le très riche trésor que j’adore, que j’aime plus que toute autre chose, le Père, le Fils, le Saint Esprit, cela, jamais, jamais les hommes y parviendront : il aurait fallu qu’ils me fassent vivre sans cœur et sans âme.
Impossible ! Que vienne la force du monde entier et que toute cette force se jette contre moi : mais, me séparer de cette grandeur infinie, de cet amour infini, cela jamais ! Seul le péché, lui seulement pourrait m’en séparer.
Mais j’ai pleinement confiance en Vous ; c’est de Vous, mon Jésus, que j’attends tout, malgré le ressentir de mon âme arrive presque à me persuader : que je me trompe moi-même : je sens que je ne Vous aime pas, je sens que je ne peux rien attendre de Vous à cause de ma misère qui est si grande.
Quelle confusion que la mienne ! Combien grande est ma détresse !
Soulevez-moi, mon Jésus, aidez-moi, même ainsi clouée à la crois, à monter tout le chemin douloureux du calvaire. À chaque escalier par où je passe, je veux laisser écrit avec le sang que de mes plaies s’écoule :
C’est pour Jésus que je souffre, c’est pour lui donner des âmes que je chemine !
Jésus, Jésus, je ne vois pas le Ciel, tout le bleu du firmament s’est éloigné de moi, je l’ai perdu, on m’a volé ce qui était ma vie. Je ne sens que douleur, je ne sens et ne vois que la mort. Je n’ai pas à qui recourir : ce n’est que Vous et la Mãezinha que je peux appeler.
Pauvre de moi ! Combien de fois à cause de ma souffrance je n’ose même pas Vous regarder !
Écoutez-moi toujours, même quand je ne vous appelle pas ; demandez à la Mãezinha qu’Elle m’aide, donnez-moi toute la force du Ciel !
Tous les bruits que j’entends me rappellent mon Père spirituel. Est-ce lui qui arrive ? Quelle vie d’illusions !
Chaque pensée qui me vient en tête sur mon pénible état, ce sont comme des flèches qui se plantent dans mon cœur, ce sont comme une flagellation qui met en lambeaux mon cœur et mon âme. Quel mal ai-je fait ? Quel crime ai-je commis ?
Ô mon Jésus, si ce n’était pas votre amour, si ce n’était pas cet ardent désir de Vous donner des âmes, je me refuserais à tout cela. J’aimerais Vous aimer beaucoup, ne jamais Vous offenser pour gagner le Ciel, mais je ne voudrais pas — sur la terre — la crucifixion, je ne voudrais point entendre votre douce voix, je n’aimerais pas regarder votre divine Image, ni douloureuse ni glorieuse : j’aurais une éternité entière pour Vous contempler et pour vous entendre parler.
Pardonnez mes épanchements, Jésus, Vous savez bien que Vous êtes le seul avec qui je peux m’épancher.
Vous avez voulu me choisir pour la souffrance, Vous m’avez destinée à de si grands martyrs, voici votre victime, voici votre esclave, Jésus, faites de moi ce qu’il Vous plaira.
Accorde-moi ta bénédiction, mon Aimé. Dis à la Mãezinha qu’Elle me bénisse et me protège. Je suis ta plus indigne fille, la pauvre,

Alexandrina

mercredi 25 juin 2008

LETTRES A UN AMI - 1



Alexandrina de Balasar

Mon ami,
Tu me demandes, de te parler d’Alexandrina de Balasar ou plus exactement Alexandrina Maria da Costa.
Selon ce que tu mes dis, dans ta région vivent bon nombre de portugais dont une grande partie garde une foi intacte et même militante. En les côtoyant, tu aurais, toujours selon toi, entendu parler de cette personne que tu connais mal, car les renseignements que tu as sur elle sont très succincts.
Alexandrina est ce que l’on pourrait appeler “une âme d’exception” ou encore une “âme-victime” dont la mission première a été celle de veiller sur tous les tabernacles du monde, si délaissés par les fidèles qui ont un peu oublié que Jésus s’y trouve Vivant et Vrai.
Mais, mon ami, je dois te prévenir que je ne pourrai pas résumer sa vie en une seule lettre, car sa vie et son parcours spirituel sont exceptionnels : j’ai peur qu’en faisant court, tu n’apprennes pas grand’chose de sa vie et de ss spiritualité, ainsi que de sa mission au sein de l’Église.
Elle est né à Balasar, petit village du nord du Portugal, entre Braga ― son diocèse ― et Porto, le mercredi 30 mars 1904. Elle fut baptisée le 2 avril suivant qui était samedi saint, cette année-là.
Plusieurs faits importants dans la bien d’Alexandrina se sont passés d’ailleurs pendant la semaine sainte…
Mais avant de te perler d’elle je vais rapidement te présenter sa famille : sa mère et sa sœur.
Sa mère
Elle est la deuxième fille de Maria Ana da Costa, jeune femme célibataire qui s’était laissée convaincre par un homme peu scrupuleux qui lui promettait le mariage mais qui, après lui avoir fait deux enfants ― Deolinda et Alexandrina ― se maria avec une autre, la laissant seule élever ses deux filles.
Se voyant trompée, Maria Ana prit un autre tournant dans sa vie et est devenue un exemple pour son village. En effet, une conversion complète s’opéra en elle et les villageois l’ont vue dès lors assister non seulement aux messes dominicales mais aussi aux messes quotidiennes. Elle s’est chargée du fleurissement des autels, finissant même par avoir les clefs de l’église paroissiale, pour mieux remplir sa tache.
Ce fut alors qu’elle déménagea de Gresufes, lieu-dit à environ un kilomètre de l’Église et vint habiter un autre lieu-dit, près de l’église et porte un nom prédestiné : Calvaire.
Dotée d’un mâle caractère, après avoir assisté à la messe matinale, elle s’en allait dans les champs ou de durs travaux l’attendait ; elle gagnait ainsi son “pain quotidien” et de quoi nourrir ses filles auxquelles elle dispensait une doctrine exemplaire, aux dire de ceux qui l’ont connue.
Deolinda
La sœur aînée d’Alexandrina, après sa scolarisation apprit le métier de couturière et confectionnait, pour les gens du village et villages voisins, des chemises, des pantalons et autres habits, ainsi que tous autres genres de travaux inhérents à la couture.
Elle était d’une extrême délicatesse et d’une grande sagesse. Sa vie durant ― elle ne s’est jamais mariée ― elle s’occupa de sa jeune sœur et devint même plus tard sa “secrétaire”. Le Père Mariano Pinho, premier Directeur spirituel d’Alexandrina ― ainsi que de Deolinda ― avoua un jour qu’il ne savait laquelle des deux était la plus sainte.
Alexandrina : premières années
Alexandrina et sa sœur, lorsque que l’âge scolaire arriva, ont été envoyées par leur mère dans la ville voisine de Póvoa de Varzim, chez des amis qui les hébergèrent pendant dix-huit mois.
Deolinda qui avait déjà quelques connaissances, y appris à lire et à écrire, et y obtint même son seul diplôme de troisième classe. Quant à Alexandrina, elle n’y appris pas grand’chose, car la nostalgie de sa mère et l’envie de revenir à Balasar finirent par avoir raison de la décision maternelle.
Dès qu’elle eut douze ans, elle accompagna sa mère dans les champs où son courage faisait l’admiration de tous : elle finit même par gagner autant que sa mère, c’est-à-dire autant que grande personne.
Ce fut pendant ces temps de travaux qu’un premier incident eut lieu : elle tomba en bas d’un arbre alors qu’elle coupait des branches pour donner à manger aux vaches du propriétaire. Elle eut très mal et dût rester alitée quelques jours.
Sa mère la plaça ensuite chez un voisin, un homme exécrable et méchant qui jouera un rôle très important et déterminant dans la vie de la jeune fille.
Maria Ana lui imposa quelques obligations, dont celle de laisser Alexandrina assister à la Messe tous les dimanches.
Le cultivateur essaya de respecter cet engagement, mais il était libertin, trop libertin et, un jour, vers la fin de l’après-midi il demanda à Alexandrina de surveiller une paire de bœufs pendant que lui il allait à Póvoa de Varzim, pour une affaire, dit-il. La jeune fille accepta, bien entendu… Mais le temps passait et la peur s’installait… Ce ne fut que très tard dans la nuit que son patron est revenu un peu éméché et la gratifia dès son arrivée de quelques mots moins dignes, dont il avait l’habitude. Il venait de passer une partie de la nuit “en bonne compagnie”.
Alexandrina raconta cela à sa mère qui n’hésita pas une seule seconde à retirer sa fille de chez un homme aussi brutal et mal élevé.
La jeune fille devait avoir alors 13 ou 14 ans.


***


Mon ami, je continuerai mon exposé de cette vie extraordinaire, dans une prochaine lettre.
Ton ami dévoué.

A.

samedi 7 juin 2008

LETTRE A ALEXANDRINA DA COSTA

Quelque part, le 3 mars 2008

Chère Alexandrina,

Quand je lis tes écrits, ton “Journal spirituel”, il me vient une grande envie de t’imiter, mais je me rends compte que je suis bien loin, trop loin de toi, pour vraiment pouvoir chercher à t’imiter.
Mon quotidien n’est qu’une rivière remplie de détritus, d’immondices, de péché : ma misère est plus grande que moi et me submerge.
Que peux-tu faire pour moi ? Comment peux-tu m’aider ? N’as-tu pas pitié de moi, moi qui suis ton petit frère ?
Ô petite sœur, aide-moi ! Aide-moi à fuir le péché et l’occasion de pécher, afin que je marche vers le Seigneur comme toi qui, malgré tant de souffrances, as si bien su le faire.
Ma petite sœur, regarde comme je suis misérable et digne de pitié !
Tu as souffert pour les pécheurs les plus invétérés : est-ce que je faisais déjà partie de ce nombre ?
As-tu souffert pour moi alors que je ne te connaissais même pas ?
Je pense que oui et, je veux te remercier et mon merci ce sera donc de chercher à imiter tes vertus. Mais, même pour cela j’ai besoin de ton aide, car je suis vraiment misérable et trop faible… Ma volonté est comme une éponge : quand elle est pleine d’eau, elle est réconfortée, mais dès que l’eau s’en va, elle se dessèche et devient raide, incapable du moindre mouvement…
Ma petite sœur, je t’écris là, en ce moment… et je ne sais même pas pourquoi je le fais… mais je le fais comme si j’obéissais à une impulsion… Si c’est toi qui me l’inspire, soit remerciée et remercie pour moi le Seigneur qui se sert de toi une fois encore pour me prévenir que je dois rebrousser chemin…
Ce mot “rebrousser”, tu le connais bien : tu l’as entendu souvent de la bouche même de Jésus et toi-même tu l’as prononcé bien souvent à l’adresse de ceux de nos frères qui te visitaient…
Tu sais que je t’aime d’un amour particulier, car je ne me sens bien ― à part quelques fois où l’autre me tire par les pieds ― je ne me sens bien, disais-je, que quand je lis ou traduis tes textes ou quand je parle de toi ou écris sur toi…
Mais, ne serait-ce là encore une “façade”, un arbre qui cache une immense forêt, celle de mon âme qui est triste à en mourir, qui ne sait plus quoi faire, qui se ne sait plus “à quel saint se vouer” ?
Petite sœur du Ciel, aide-moi à vivre en Jésus, de Jésus et pour Jésus, comme toi-même tu l’as si bien fait. Aide-moi à me laver de toute cette gangue qui submerge mon âme, afin que devenu “propre”, je puisse me présenter devant le Seigneur, plein de joie et le cœur plein d’amour…
Comme toi j’ai envie de dire : “Jésus, je ne sais pas combien je vous aime, je ne sais pas comment je vous aime, mais je sais que je veux vous aimer”.
Alexandrina Maria, ma petite sœur du Ciel, prie Jésus pour moi !

Je ne signe pas, mais tu sais qui je suis...

mardi 20 novembre 2007

NOUVELLES PAGES

Chers amis,
Vous avez probablement remarqué que le site français dédié à la bienheureuse Alexandrina de Balasar (http://alexandrina.balasar.free.fr/) s’était doté de quelques nouvelles pages.
Il s’agit du “Martyrologe romain” mis à votre disposition avec l’indication mensuelle des saints de chaque jour et également une page dédiée à la “liturgie dominicale” où vous pouvez trouver les textes de chaque dimanche accompagnés d’un “commentaire”. Ce commentaire liturgique est assuré par un prêtre de valeur, que nous remercions de tout cœur pour son aide précieuse.
La présentation du site a elle-même subi quelques modifications, pour la rendre plus agréable et accessible à tous.
Nous aimerions que vous soyez plus nombreux à nos donner vos avis et à nous faire parvenir vos suggestions.
Ce n’est pas que nous cherchions des louanges, non, nous souhaitons uniquement et simplement connaître vos idées sur ce qui est fait ou sur ce que nous pourrions faire éventuellement pour mieux répondre à vos souhaits et besoins.
Nous vous en remercions à l’avance et prions la bienheureuse Alexandrina d’intervenir auprès du Seigneur en faveur de chacun de nos visiteurs, ce qu’elle fera, nous en sommes sûrs.
Bien à vous,
Le webmaster du site.

dimanche 18 novembre 2007

NOUVELLES DES SITES

OCTOBRE 2007

Nous avons partagé avec vous, pour le mois de septembre dernier, les résultats des statistiques concernant les sites dédiés à la bienheureuse Alexandrina de Balasar, c’est-à-dire :
http://alexandrinabalasar.free.fr/ (Le Site officiel)
http://alexandrina.balasar.free.fr/ (Le site français)
Les résultats du mois d’octobre que nous vous livrons maintenant, sont assez surprenants. Jugez-en :

SITE OFFICIEL :

Vous avez été 6 909 à vous y rendre et, par la même occasion, 14 650 pages ont été consultées.
Une autre information encore (et c’est là la surprise) les plus nombreux ont été les Brésiliens qui occupent la première place avec 40,52%, suivis par les internautes Portugais qui ont représenté 26.52%.
La France occupe la troisième place avec 5.26%, devant les États-Unis qui occupent la quatrième place avec un honorable 4.83%.
Rappel:
– Brésil : 40,25%
– Portugal : 26,52%
– France : 5,26%
– États-Unis : 4,83%

SITE FRANCE :

En ce qui concerne ce site qui affiche déjà plus de 161 000 visiteurs depuis sa création en 2002, le nombre de visiteurs pour le mois d’octobre a été de 4 566 et 7 254 pages ont été consultées.
C’est un beau résultat, car ce site traite non seulement du développement de la connaissance de la bienheureuse Alexandrina, mais également de l’Église qui est au Portugal et d’un certain nombre de ses diocèses.
Les textes du Magistère y figurent aussi en bonne place.
Pour ce qui concerne le palmarès, le voici :

1 – France : 31, 23%
2 – Portugal : 19,82%
3 – États-Unis : 10,76%
4 – Brésil : 10,30%

La place qu’occupent les États-Unis dans les deux classements est assez intéressante et très encourageant. Souhaitons que leur nombre augmente encore.
Bravo aux Brésiliens pour leur fidélité et leur enthousiasme contagieux !

samedi 20 octobre 2007

NOUVEAU LIVRE

“JUSQU'AUX CONFINS DU MONDE”

Le Professeur portugais et grand divulgateur de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa (Alexandrina de Balasar) José Ferreira, vient de sortir un nouveau livre sur cette femme extraordinaire que l’Église a mise sur les autels le 25 avril 2005.
Le livre, écrit en portugais, bien entendu, est paru en ce début de mois et, dans deux langues, ce qui est un exploit : portugais et anglais et a pour titre : “Até aos confins do mundo” (“Jusqu’aux confins du monde”) et traite des nombreuses ramifications qui se sont créées dans le monde autour de la dévotion à cette âme d’exception qui est à l’origine de la consécration du monde au Cœur Immaculée de Marie, consécration effectuée par le Pape Pie XII en 1942.
Il est intéressant d’y découvrir également la relation des “terres par où est passée Alexandrina”, la plus lointaine étant la ville de Porto (à 50 kilomètres de Balasar !).
Nous souhaitons au sympathique professeur du Lycée Eça de Queiroz (celui-ci Ambassadeur du Portugal à Paris est mort à Neuilly, en France) un franc succès et lui souhaitons d’autres initiatives de ce genre qui ne peuvent que faire ”du bien à la cause de canonisation de la bienheureuse Alexandrina de Balasar ».